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L'histoire du Logis de Saint-Pal
C’est un bien curieux personnage que les Insurgés du pays de Mareuil mirent à leur tête le 13 mars 1793, pour la Grande Croisade Vendéenne. Après une vie très mouvementée, il survécut à toute cette période troublée et mourut dans son lit, à l’aube de l’ère napoléonienne.

Joseph-Claude-Léon SAIGNARD de SAINT-PAL, issu d’une vieille famille auvergnate était né à Mareuil-sur-Lay, le 30 avril 1750, de Claude-Joseph de Saignard, écuyer seigneur de Saint-Pal et de Marie-Madeleine Forestier.

Le 5 juillet 1774, il épouse en l’église de Saint Florent des Bois, Marie-Louise-Françoise de Rorthays, fille de Yves-François-Gabriel de Rorthays, Seigneur de Bourgneuf et de Marie-Jeanne Gervier de Linadière.

Ebloui sans doute, par la belle dot de son épouse, il mène la vie à grandes guides et dilapide largement cette belle fortune , malgré la naissance de deux filles, dont une a encore une descendance en Vendée. Les rapports entre époux, à la suite de ses multiples libertinages se détériorent rapidement, de même qu’avec sa belle famille. Ils l’obligent à quitter le domaine de Lianudière en Saint Florent des Bois et à acheter un domaine au Bourg du Tablier, le 22 octobre 1783, et au village de Chaillot.

Il entreprend la reconstruction de cette maison du bourg où on peut encore la voir, timbrée de ses armoiries.

Début 1791, excédée par la vie désordonnée de son mari, Madame de Saint-Pal quitte la maison conjugale du Tablier. Avec sa file Anne-Henriette, elle va se réfugier au couvent de Luçon, d’où elle ne veut plus sortir malgré les pressantes supplications, puis les injonctions de son volage époux. C’est de là que partent les premières pièces du procès engagé par elle pour obtenir une séparation de corps et de biens.

Pendant de longs mois, il y a échange de papier timbré, Saint-Pal, se rendant compte que la plus forte partie de la fortune du ménage venait de la famille de Rorthays.

Avec la connivence de sa sœur Madame Lansonnier, il monte un véritable complot. Un jour que Madame de Saint-Pal se rendait à Péault, en visite chez le sieur Espinasseau, dans la traversée du Bois de Barbetorte, Saint-Pal et ses complices qui y étaient cachés, sautent à la tête du cheval de son épouse. Après maintes péripéties, ils l’emmènent prisonnière au Tablier. Elle y restera plusieurs mois, faisant chambre à part, mais finalement elle réussit à s’échapper et retournera au couvent de Luçon où l’attendait sa fille. Elles y restèrent jusqu’à la fermeture du couvent par les révolutionnaires ;

Puis vient le soulèvement vendéen de mars 1793. L’histoire Chassin rapporte que dans les premier séjours de la révolte, Saint-Pal contribue à Mareuil à apaiser les paysans très montés contre les citadins.

Il est alors nommé Chef de la Division du Tablier, regroupant sous ses ordres les paroisses de Nesmy, Chaillé, Aubigny, Talmont, Angles. Il vint se joindre à de Chouppes, La Voyrie, de Nesmy, Bulkeley et sa célèbre épouse de Saint-André-d’Ornay, avec lesquels il s’emparèrent le 14 mars de la ville de La roche sur Yon, chef-lieu du district.

Saint-Pal fut loin de déployer de grands talents militaires, quoiqu’il eut beaucoup de jactance.

Quelques jours, plus tard, le 24 mars, il participe sous le commandement de Joly à sa première bataille des Sables d’Olonne qui échoue ; Le vendredi Saint 29 mars, il en est de même. Cette seconde défaite est provoquée par les canonniers de Saint-Pal . pris de panique à la suite de l’explosion à Pierre-Levée d’un dépôt de poudre atteint par un boulet sablais.

Puis nous le retrouvons aux différents batailles de l’Armée du Centre, avec laquelle il ne passa par la Loire. Il avait sous ses ordres, comme courrier et capitaine, un gars de la paroisse de Chaillé, Pierre Jeannet, né à la Contancinère en août 1770. On raconte qu’arrivés sur les bords de la Loire, les gars de Chaillé l’entourèrent et le supplièrent de revenir vers leurs foyers, leurs femmes, leurs enfants, leurs métairies. Le capitaine Jeannet se rendit à leur demande, les guida à travers le bocage et le troisième jour, ils arrivaient à Chaillé . Nous supposons que Saint-Pal en fit autant. IL était déjà remplacé à la tête de sa division par Le Moël, Saint-Pal ayant été nommé par Charrette, inspecteur civil, chargé de l’approvisionnement des divisions.

Suivant La Fontenelle de Vaudoré, Saint-Pal participe aux Herbiers le 9 décembre 1793, alors que la Grande Armée était Outre-Loire, à l’élection de Charrette comme Général en Chef.

On le retrouve à la Jaunaye, lors de la signature par Charette et Sapinaud, du traité de paix avec la République, traité qui autorisait la Vendée à pratiquer l’exercice du culte catholique.

En mai 1798, il est arrêté par la brigade la La Roche sur Yon et emprisonné à Fontenay-le-Comte. Remis en liberté, il est de nouveau arrêté en thermidor de l’an XI.

Il reprit de nouveau les armes en 1800, car on trouve une lettre du Citoyen Jean-Baptiste Loyau, commissaire républicain de Bournezeau, écrite le 8 janvier 1800 des Moutiers sur le Lay où il s’était retiré dans la crainte d’être massacré par la troupe de Caillaud et la division de Saint-Pal.

Il meut au bourg de Saint Vincent sur Graon, près de Champ Saint Père le 15 thermidor an XIII (1805) assisté de son épouse, dans la propriété de laquelle il s’était retiré.

Jean Lagniau
Fin de la Rabinaïe, juillet 1994

Tiré de :
« De châteaux en Logis – Itinéraires des familles de la Vendée »
Les Archives de Guy de Raigniac – Tome VI – EDITIONS DE BONNEFOND



 
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